La régulation crypto Moyen-Orient, le cadre légal qui encadre ou interdit l'utilisation des cryptomonnaies dans les pays du Golfe et du Levant. Ce n'est pas un seul système, mais une série de contradictions : des interdictions officielles, des marchés noirs actifs, et des hubs réglementés qui poussent comme des champignons. En 2025, le Moyen-Orient n'est ni totalement libre ni totalement fermé. Il est pragmatique. Les gouvernements veulent contrôler le flux d'argent, mais les citoyens veulent accéder à des alternatives au système bancaire traditionnel, surtout après les sanctions, l'inflation et la volatilité des devises locales.
Les Émirats Arabes Unis, un des rares pays du Moyen-Orient à avoir créé un cadre légal clair pour les cryptomonnaies sont devenus un aimant pour les exchanges. HTX, Binance, et d'autres plateformes ont établi des bureaux à Dubaï, avec des licences officielles. Mais dans les pays voisins comme l'Arabie Saoudite, un pays où la possession de cryptos est techniquement interdite par les autorités religieuses, les gens utilisent des VPN, des transactions P2P et des exchanges offshore. Près de 4 millions de Saoudiens échangent du Bitcoin ou de l'USDT en secret. Ce n'est pas de la rébellion : c'est de la survie économique. Les salaires sont bloqués, les transferts internationaux sont lents, et les cryptos offrent une voie de sortie.
Les échanges crypto MENA, des plateformes conçues pour répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs du Golfe, ont tenté de se développer — mais beaucoup ont échoué. UPEX, par exemple, a disparu en 2021 après avoir promis des services locaux sans réelle sécurité. Aujourd'hui, les seuls échanges qui survivent sont ceux qui ne se présentent pas comme locaux : ils sont basés à l'étranger, acceptent les paiements en crypto, et ignorent les restrictions nationales. Ceux qui les utilisent le savent : ils prennent des risques. Mais ils n'ont pas le choix.
Les autorités tentent de bloquer les sites, mais les utilisateurs trouvent toujours un moyen. Les airdrops de tokens comme RACA ou MetalCore circulent sur Telegram, les gens achètent des NFT avec des wallets non régulés, et les projets GameFi attirent des joueurs qui ne veulent pas attendre que le gouvernement autorise leur jeu. La régulation crypto Moyen-Orient n'est pas une loi écrite — c'est une bataille entre contrôle et innovation, entre interdiction et adaptation.
Dans cette collection, vous trouverez des analyses concrètes sur les plateformes qui fonctionnent malgré les interdictions, les erreurs coûteuses des échanges qui ont cru pouvoir ignorer la loi, et les vérités sur les airdrops qui trompent les utilisateurs dans la région. Vous apprendrez pourquoi certains projets ont disparu, comment les Saoudiens accèdent aux cryptos, et quelles alternatives réelles existent en 2025. Ce n'est pas une liste de conseils théoriques. C'est un guide de terrain pour ceux qui veulent comprendre ce qui se passe vraiment, loin des communiqués officiels.
La loi 194 de 2020 interdit totalement les crypto-monnaies en Égypte. Cette mesure, imposée par la Banque centrale, bloque les échanges, le minage et même la promotion. Des milliers d'investisseurs ont perdu leurs actifs. Le pays reste l'un des plus restrictifs au monde.
sept., 8 2025