Un Mainframe, un système informatique haute performance conçu pour traiter des volumes massifs de transactions avec une fiabilité extrême. Aussi appelé ordinateur central, il n’est pas un relicque du passé : il fait tourner les opérations quotidiennes de la plupart des grandes banques, des assurances, des gouvernements et des compagnies aériennes. Alors que tout le monde parle de cloud, d’IA et de blockchain, les mainframes continuent de gérer des milliards de transactions par jour — sans jamais planter, sans jamais perdre de données, et sans jamais avoir besoin d’un reboot.
Ce qui les rend uniques, c’est leur capacité à traiter des milliers de requêtes simultanées avec une précision absolue. Une banque comme JP Morgan ou une caisse de retraite comme la Caisse des Dépôts ne fonctionne pas sur un serveur AWS ou un PC. Elle tourne sur un mainframe. Pourquoi ? Parce que ces machines peuvent gérer des flux de données colossaux, avec une sécurité renforcée, des sauvegardes en temps réel, et une disponibilité de 99,999 %. Ce n’est pas une question de mode, c’est une question de survie. Si un mainframe tombe, des millions de paiements échouent, des retraites ne sont pas versées, des vols ne décollent pas. Et ça, personne ne veut le risquer.
Les systèmes legacy, des logiciels et infrastructures anciens mais encore en fonctionnement, souvent couplés aux mainframes, sont la cible de beaucoup de critiques. On les appelle « cobol » ou « z/OS » — des noms qui font peur aux jeunes développeurs. Mais ces systèmes ne sont pas obsolètes : ils sont indispensables. Ce n’est pas parce qu’ils sont anciens qu’ils sont mauvais. C’est parce qu’ils ont été testés pendant des décennies, qu’ils fonctionnent avec une fiabilité inégalée, et qu’il coûte des milliards de remplacer ce qui marche déjà parfaitement.
Et pourtant, les mainframes ne sont pas figés. Ils évoluent. Aujourd’hui, ils interagissent avec le cloud, les API, les applications mobiles, et même les blockchains. Les grandes entreprises les utilisent comme un cœur stable, autour duquel elles construisent tout le reste. C’est comme avoir une maison ancienne mais solide, avec une cuisine ultra-modernisée à l’arrière. Le mainframe, c’est le fondement. Le reste, c’est le décor.
Si vous pensez que les mainframes n’ont plus leur place, regardez ce qui se passe dans les articles ci-dessous. Vous verrez comment des plateformes comme HTX, Algofi ou UPEX — même celles qui ont disparu — dépendent de systèmes centraux pour valider les transactions, sécuriser les comptes, et traiter les données. Même les airdrops, les échanges décentralisés et les jetons GameFi comme MetalCore ou RACA finissent par reposer sur des infrastructures centralisées, souvent hébergées sur des mainframes. Ce n’est pas une question de technologie « du futur ». C’est une question de confiance. Et pour l’instant, personne n’a encore trouvé mieux que le mainframe pour la garantir.
Mainframe (MFT) était une cryptomonnaie DeFi conçue pour des prêts à taux fixe. Rebrandée en Hifi Finance en 2021, elle est aujourd’hui abandonnée, avec un token MFT presque sans valeur ni liquidité.
juil., 25 2025