La Banque centrale d'Égypte, l'autorité monétaire responsable de la stabilité du pound égyptien et de la politique financière nationale. Elle est aussi connue sous l'acronyme CBE, et elle décide de tout ce qui touche à l'argent dans le pays : taux d'intérêt, inflation, et même l'avenir des nouvelles technologies comme les cryptomonnaies. Contrairement à d'autres pays où les cryptos sont tolérées ou encadrées, la CBE a pris une position ferme : aucune cryptomonnaie n'est reconnue comme moyen de paiement légal. Bitcoin, Ethereum, ou même les stablecoins comme USDT sont interdits pour les transactions commerciales ou bancaires. Ce n'est pas une question de technologie, mais de contrôle.
La Banque centrale d'Égypte a lancé son propre e-EGP, une version numérique du pound égyptien pilotée directement par l'État. Ce n'est pas une cryptomonnaie décentralisée : c'est une monnaie numérique contrôlée, traçable, et obligatoire pour les institutions financières. Son but ? Remplacer l'argent liquide, réduire la fraude, et éviter que les Égyptiens ne se tournent vers des alternatives hors système. Pour elle, les cryptos sont un risque : elles permettent d'éviter les contrôles, de contourner les sanctions, et de fuir l'inflation sans passer par les canaux officiels. Et quand 20 % de la population égyptienne vit sous le seuil de pauvreté, la CBE ne peut pas se permettre de perdre le contrôle. Ce qui rend la situation unique, c'est que malgré cette interdiction, les Égyptiens utilisent massivement les cryptos en P2P, via des plateformes comme Paxful ou LocalBitcoins. Ils les utilisent pour envoyer de l'argent à l'étranger, acheter des produits importés, ou simplement préserver leur pouvoir d'achat. La Banque centrale ne peut pas tout bloquer — les réseaux décentralisés sont trop résistants. Alors elle surveille, elle menace, et elle attend que les gens se lassent.
Les entreprises qui veulent opérer en Égypte doivent choisir : soit elles suivent les règles de la CBE, soit elles opèrent dans l'ombre. Les échanges locaux sont rares, et les plateformes internationales comme Binance ou HTX ne sont pas autorisées à s'installer. Pourtant, les Égyptiens continuent à trader. Ce qui se passe ici n'est pas un débat technique — c'est un conflit entre pouvoir central et liberté financière. Ce que vous trouverez dans les articles ci-dessous, c'est la réalité de ce conflit : des cas concrets de personnes qui contournent les interdictions, des analyses sur les tentatives de régulation, et des comparaisons avec d'autres pays où les banques centrales ont réagi différemment. Vous ne verrez pas de théorie abstraite. Vous verrez comment les gens vivent avec cette tension, jour après jour.
La loi 194 de 2020 interdit totalement les crypto-monnaies en Égypte. Cette mesure, imposée par la Banque centrale, bloque les échanges, le minage et même la promotion. Des milliers d'investisseurs ont perdu leurs actifs. Le pays reste l'un des plus restrictifs au monde.
sept., 8 2025