Imaginez que vous puissiez acheter une part du succès d’un artiste, d’un podcasteur ou d’un influenceur que vous suivez. Pas un simple abonnement, pas un don, mais une véritable pièce numérique qui vous donne accès à des contenus exclusifs, des votes sur leurs projets, ou même des billets de concert en avant-première. C’est exactement ce que font les jetons sociaux.
Un jeton social est une cryptomonnaie créée par un individu - un musicien, un coach, un streamer, un écrivain - et non par une entreprise ou un protocole décentralisé comme Bitcoin. Il s’agit d’un actif numérique qui existe sur une blockchain, comme Ethereum, Solana ou Polygon. Contrairement aux NFT qui représentent un objet unique (une image, une vidéo), les jetons sociaux sont divisibles et fonctionnent comme des actions : plus vous en détenez, plus vous avez de droits dans la communauté.
Le créateur lance son propre jeton, par exemple $JULIE pour une créatrice de contenu, et en propose à ses abonnés. Ceux-ci peuvent l’acheter sur des échanges décentralisés comme Uniswap ou sur des plateformes spécialisées comme Rally. Une fois acheté, le jeton est stocké dans un portefeuille crypto, comme MetaMask ou Phantom. Et là, les choses deviennent intéressantes.
Les détenteurs de jetons sociaux ne sont pas de simples acheteurs. Ils deviennent des membres actifs d’une économie locale. Voici ce que ces jetons permettent concrètement :
Prenons un exemple réel : un musicien indépendant lance 10 000 jetons $BEAT. Les 500 premiers acheteurs reçoivent un accès VIP à un studio de répétition en ligne. Les 100 plus gros détenteurs sont invités à voter sur le choix du prochain single. Si le musicien devient populaire, la demande pour $BEAT augmente - et la valeur du jeton monte. Les détenteurs gagnent de l’argent, et le créateur peut réinvestir dans sa carrière sans dépendre des plateformes comme Spotify ou YouTube.
Au lieu de payer 10 $ par mois à Patreon pour un contenu exclusif, vous achetez un jeton. Ce n’est pas un abonnement récurrent. C’est une propriété. Vous pouvez le conserver, le vendre, ou le donner. Si le créateur devient célèbre, votre jeton peut doubler, tripler, voire décupler sa valeur. Et si vous n’aimez plus son contenu ? Vous le revendez. Pas besoin de résilier un abonnement. Vous avez simplement un actif qui a une valeur de marché.
Les plateformes comme YouTube ou Instagram prennent jusqu’à 45 % des revenus des créateurs. Avec les jetons sociaux, les créateurs gardent la quasi-totalité des revenus. Les échanges ou les plateformes comme Rally ne prennent qu’une petite commission - souvent moins de 5 %. C’est un vrai changement de modèle.
Vous n’avez pas besoin d’être une célébrité. Un professeur de yoga qui a 2 000 abonnés sur Instagram peut lancer son propre jeton. Un développeur qui publie des tutoriels sur TikTok peut créer $CODE pour récompenser ses meilleurs commentateurs. Une communauté de lecteurs de science-fiction peut émettre un jeton pour financer un livre collectif.
Les outils modernes rendent ça simple. Avec Rally, un créateur peut créer un jeton en moins de 10 minutes. Il définit le nombre total de jetons, les récompenses, et lance une campagne sur ses réseaux. Il n’a pas besoin de coder. La blockchain gère la distribution et la transparence.
Beaucoup confondent jetons sociaux et NFT. Ce n’est pas la même chose. Un NFT est unique : une œuvre d’art numérique, un tweet signé, une carte de collection. Un jeton social est comme de la monnaie : divisible, échangeable, utilisé pour accéder à des services.
Les deux peuvent coexister. Un créateur peut utiliser un jeton social pour permettre à sa communauté de voter, puis offrir un NFT en récompense à ceux qui ont voté pour le projet gagnant. Le jeton est la base de la communauté. Le NFT est un bonus, un trophée pour les plus engagés.
Comme tout dans la crypto, les jetons sociaux ne sont pas sans risques. Leurs valeurs peuvent chuter si le créateur perd de la popularité. Certains jetons ont été lancés sans réelle valeur ajoutée - juste pour faire du buzz. D’autres ont été abandonnés après quelques mois.
Il n’existe pas encore de régulation claire. Si un créateur disparaît avec les fonds, il n’y a pas de garantie légale comme avec une carte bancaire. Les détenteurs de jetons ne sont pas des actionnaires. Ils n’ont pas de droits légaux sur l’entreprise du créateur - seulement les droits définis dans le contrat intelligent.
La règle d’or : ne misez que ce que vous êtes prêt à perdre. Et surtout, achetez un jeton parce que vous aimez le créateur, pas parce que vous pensez qu’il va exploser.
En 2025, plus de 2 millions de personnes détiennent au moins un jeton social. Des plateformes comme Roll et Rally ont permis à des milliers de créateurs de collecter plus de 400 millions de dollars au total. Des artistes comme Grimes et des équipes de sport comme les Brooklyn Nets ont testé ces modèles avec succès.
Le vrai pouvoir des jetons sociaux, c’est qu’ils transforment les fans en propriétaires. Ce n’est plus : « J’aime ton contenu ». C’est : « Je fais partie de ton succès ». Et cette idée change tout.
Demain, chaque communauté en ligne pourrait avoir sa propre monnaie. Votre club de lecture, votre équipe de jeu, votre professeur de cuisine - tous pourraient émettre leur jeton. Ce n’est plus de la science-fiction. C’est déjà en train de se passer.
Oui, dans la plupart des pays, tant que le jeton n’est pas présenté comme un investissement financier ou une action. Les créateurs doivent éviter de promettre des rendements garantis. En 2025, les autorités américaines et européennes surveillent de près ce secteur, mais tant que les jetons sont utilisés comme des clés d’accès à des services et non comme des titres financiers, ils restent légaux.
Vous avez deux options : soit via une plateforme spécialisée comme Rally ou Roll, où vous achetez directement avec une carte bancaire ; soit sur un échange décentralisé comme Uniswap ou Raydium, où vous devez déjà avoir des cryptos comme ETH ou SOL. Dans les deux cas, vous avez besoin d’un portefeuille crypto comme MetaMask ou Phantom pour stocker vos jetons.
Cela dépend de ce que vous cherchez. Les NFT peuvent rapporter gros si vous achetez un objet rare avant qu’il ne devienne populaire - mais c’est risqué et peu probable. Les jetons sociaux offrent une rentabilité plus stable : ils augmentent de valeur avec la popularité du créateur, et vous gagnez aussi en accès et en expérience. Ce n’est pas un pari sur un NFT unique, c’est un pari sur une relation durable.
Oui. Des plateformes comme Rally, Circle, et Roll permettent à n’importe qui de créer un jeton social en quelques clics. Vous définissez le nom, le nombre total de jetons, les récompenses, et vous lancez une campagne sur vos réseaux. Aucun code n’est nécessaire. La blockchain gère tout le reste.
Ils les complètent, pas les remplacent. Patreon est simple et fiable pour les paiements récurrents. Les jetons sociaux ajoutent une couche de propriété et de participation. Un créateur peut proposer un abonnement Patreon pour un contenu régulier, et un jeton social pour les membres les plus engagés qui veulent voter ou obtenir des récompenses exclusives. Les deux peuvent coexister.