Si vous avez entendu parler de CrevaCoin (CREVA), vous vous demandez peut-être s’il s’agit d’une opportunité cachée ou d’un fantôme numérique. La réponse est simple : CrevaCoin est une cryptomonnaie qui a presque disparu. Lancée en 2016 en Corée du Sud, elle était censée révolutionner les paiements dans un centre commercial local. Aujourd’hui, elle ne vaut presque rien, n’est pas échangée, et personne ne semble plus s’en soucier.
CrevaCoin est un token numérique créé pour être utilisé exclusivement dans le Creva Shopping Mall, un centre commercial à Séoul. Son but ? Permettre aux clients de gagner des pièces CREVA en validant des transactions sur la blockchain - un processus appelé « mining ». En théorie, vous pouviez miner des CREVA avec votre ordinateur, puis les dépenser dans le centre commercial pour acheter des vêtements, de la nourriture ou des produits électroniques.
Mais ce système n’a jamais fonctionné comme prévu. Même en 2016, les clients du centre commercial disaient ne pas savoir ce qu’était le CREVA. Les employés ne le reconnaissaient pas. Les caisses ne l’acceptaient pas. Et aujourd’hui, huit ans plus tard, le projet est mort.
Voici les faits bruts, sans filtre :
Autrement dit, 99,42 % des tokens CREVA sont bloqués, jamais distribués, et probablement contrôlés par les fondateurs. C’est un modèle de tokenomics cassé : peu de tokens en circulation, beaucoup de tokens inaccessibles, et aucune demande réelle.
Les cryptomonnaies réussies - comme Bitcoin, Ethereum ou même des projets plus petits comme Dent - ont une chose en commun : elles bougent. Des mises à jour. Des développeurs actifs sur GitHub. Des forums. Des discussions sur Reddit. Des mises à jour de wallet.
CrevaCoin ? Rien. Pas un seul commit sur GitHub depuis 2016. Pas de site web mis à jour. Pas de compte Telegram. Pas de Discord. Pas de réponse aux emails. Le site officiel, crevacoin.com, est toujours identique à ce qu’il était en 2016 - en coréen, avec des images dépassées et aucune explication technique.
Les utilisateurs ont essayé de l’utiliser. Un rapport de 2018 sur CryptoSlate raconte qu’un client s’est rendu au Creva Shopping Mall avec des CREVA… et les employés ne savaient pas ce que c’était. Un autre utilisateur sur un forum coréen a écrit en 2020 : « Je pense que ce projet est mort depuis longtemps. »
CrevaCoin n’est pas un cas isolé. Pendant l’explosion des ICO en 2016-2017, des centaines de projets similaires ont vu le jour : des tokens pour des cafés, des salles de sport, des stations-service. Presque tous ont disparu.
Voici pourquoi CREVA a échoué :
Si vous possédez des CREVA - par hasard, par erreur, ou parce que quelqu’un vous les a donnés - voici la vérité :
En clair : les CREVA que vous avez sont sans valeur pratique. Ce sont des fichiers numériques inutiles.
Des projets comme Dent (DENT) ou Basic Attention Token (BAT) ont réussi parce qu’ils ont élargi leur utilité. Dent est accepté dans des pharmacies, des salles de sport, et même sur des plateformes de voyage. BAT est utilisé par des millions de navigateurs Brave pour récompenser les utilisateurs.
CrevaCoin, lui, est resté coincé dans un centre commercial coréen. Il n’a jamais cherché à s’étendre. Il n’a jamais mis en place de partenariats. Il n’a jamais répondu aux critiques. Il s’est contenté d’attendre que quelqu’un vienne le sauver… et personne n’est venu.
Un rapport de l’Association coréenne de la blockchain (2022) révèle que 92,7 % des projets de cryptomonnaie liés à des commerces locaux en Corée ont échoué en cinq ans. Le même phénomène s’est produit aux États-Unis, en Chine et en Europe.
Les consommateurs ne veulent pas une nouvelle cryptomonnaie pour acheter du lait. Ils veulent des paiements rapides, fiables, et universels. C’est pourquoi les stablecoins comme USDT ou les solutions comme Apple Pay et Google Pay ont gagné. Les tokens de shopping sont des solutions à un problème qui n’existait pas.
Techniquement, il n’y a pas de preuve qu’il s’agisse d’une arnaque délibérée. Il n’y a pas eu de vol massif de fonds. Il n’y a pas eu de publicité mensongère sur des revenus garantis.
Mais c’est un échec de projet. Un projet qui a levé des fonds, a créé une blockchain, a promis une révolution… puis s’est endormi. Et il a laissé derrière lui des milliards de tokens inutiles, des utilisateurs confus, et un exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire en cryptomonnaie.
Si vous cherchez une cryptomonnaie à investir, ouvrez un œil. Ne vous laissez pas attirer par des projets qui n’ont pas de volume, pas de communauté, pas de développement, et pas de transparence.
CrevaCoin n’est pas une opportunité. C’est un avertissement. Une leçon sur ce qui arrive quand un projet est construit sur une idée simple, mais sans vision, sans exécution, et sans respect pour les utilisateurs.
La prochaine fois que vous entendez parler d’un token lié à un magasin, une station-service ou un café, demandez-vous : est-ce qu’il est sur Binance ? Est-ce qu’il a une équipe publique ? Est-ce qu’il a été mis à jour cette année ? Si la réponse est non - passez votre chemin.
CrevaCoin (CREVA) existe toujours sur les listes de prix. CoinMarketCap le mentionne encore. Mais c’est un fantôme. Un vestige d’un moment où tout le monde croyait que chaque petit commerce pouvait créer sa propre monnaie.
Il ne sera jamais réanimé. Il ne deviendra jamais utile. Il ne vaudra jamais plus que quelques centimes. Et pourtant, il reste là - une pierre tombale numérique pour les idées mal conçues.
Apprenez de CrevaCoin. Ne le copiez pas. Ne l’achetez pas. Ne le minez pas. Et si vous le trouvez dans votre portefeuille… supprimez-le. Il ne vous apportera rien, sauf une leçon.
valentin ciochir
janvier 21, 2026 AT 05:39CrevaCoin, c’est le parfait exemple de ce que ne faut pas faire en crypto. Une idée locale, pas de roadmap, pas de team, pas de communauté. Rien. Juste des tokens qui dorment dans des portefeuilles oubliés. C’est triste, mais c’est une leçon cruciale : sans adoption réelle, même la meilleure technologie est inutile.
Si tu veux construire quelque chose de durable, commence par résoudre un vrai problème, pas un truc pour un centre commercial qui n’existe plus.
Arnaud Landry
janvier 23, 2026 AT 00:48Vous savez ce qui est vraiment inquiétant ? Personne ne sait qui a créé ce truc. Pas de nom. Pas de société. Pas de trace légale. Et pourtant, des gens ont investi. Des gens ont miné. Des gens ont cru. Et maintenant ? Rien. C’est comme si une entreprise avait levé des fonds, construit un produit, puis avait disparu dans la nature avec tout l’argent. Et personne ne fait rien. Pourquoi ? Parce que la crypto, c’est la loi de la jungle. Et CrevaCoin, c’est juste un cadavre qui flotte encore.
Nadia Silva
janvier 24, 2026 AT 00:51Je trouve ça pathétique que quelqu’un puisse encore considérer ça comme une cryptomonnaie. C’est une mascarade. Une erreur de conception. Un projet qui n’a jamais eu de raison d’exister. Et maintenant, il est là, comme une plaie sur CoinMarketCap, à tromper les naïfs qui croient encore que la blockchain peut sauver un magasin de vêtements coréen. La technologie n’est pas une excuse pour l’incompétence.
Matthew Kelly
janvier 25, 2026 AT 20:44Je sais que ça fait mal de voir un projet mourir comme ça, mais au moins, ça nous apprend quelque chose ! 😊
CrevaCoin, c’est comme un smartphone sans batterie : ça a l’air beau sur la photo, mais en vrai, ça sert à rien. La bonne nouvelle ? On peut éviter de faire la même erreur. Apprends de ses erreurs, pas de ses rêves. 💪
David Zinger
janvier 26, 2026 AT 02:17Mathieu Godart
janvier 26, 2026 AT 16:40Si tu as encore des CREVA dans ton portefeuille, supprime-les. Pas besoin de les garder comme une relique. Ce n’est pas un souvenir historique, c’est une erreur de code. La crypto, c’est la vitesse, la transparence, la communauté. CrevaCoin n’a rien de tout ça. Il est mort, et c’est tant mieux. La seule valeur qu’il a, c’est celle de l’avertissement. Et ça, c’est précieux.