Les marchés NFT ont explosé ces dernières années, mais avec eux, les attaques ont aussi augmenté. En 2024, les tentatives de fraude liées aux NFT ont augmenté de 45 %, selon Check Point Research. En mars 2025, plus de 1 200 vol de NFT ont été documentés en seulement trois mois. La plupart de ces pertes ne viennent pas d’un piratage de blockchain, mais d’erreurs humaines. Vous pouvez protéger vos NFT - si vous suivez les bonnes pratiques. Voici comment.
Les portefeuilles logiciels comme MetaMask sont pratiques, mais dangereux pour les actifs importants. Un portefeuille matériel comme le Ledger Nano X ou le Trezor Model T stocke vos clés privées hors ligne. Cela signifie que même si un pirate vous envoie un lien malveillant, il ne peut pas accéder à vos fonds. Selon une étude de 101 Blockchains publiée en avril 2025, les portefeuilles matériels réduisent les risques de vol de 98 % par rapport aux portefeuilles connectés à Internet. Si vous possédez plus de 5 000 $ en NFT, vous devriez utiliser un portefeuille matériel. C’est la règle simple que Ledger North America recommande depuis janvier 2025.
Ne laissez jamais vos clés de récupération (les 24 mots) sur un ordinateur, un téléphone ou un cloud. Écrivez-les sur une plaque en métal. Un simple outil comme Cryptosteel coûte entre 25 et 100 $, mais il peut sauver vos actifs si votre maison brûle ou si votre disque dur crashe.
Quand vous achetez un NFT, vous n’acceptez pas juste une image. Vous acceptez un contrat intelligent qui peut vous demander d’autoriser des transferts illimités. C’est ce qui a causé la perte de 2,1 millions de dollars lors de l’attaque du Bored Ape Yacht Club en 2024. 87 % des victimes ont approuvé une autorisation « illimitée » au lieu de limiter la quantité.
Utilisez Etherscan pour vérifier si le contrat du projet a été audité. En janvier 2025, 78 % des projets frauduleux avaient des contrats non vérifiés. Les projets légitimes, eux, font appel à des firmes comme OpenZeppelin. Une vérification coûte entre 15 000 et 50 000 $, ce qui en fait un bon indicateur de sérieux.
Avant de signer une transaction sur OpenSea ou Rarible, activez la fonction « Preview Transaction ». Seulement 22 % des utilisateurs le font, mais Check Point a montré que cette fonction bloque 89 % des tentatives de fraude. Regardez les détails : qui est appelé ? Quelle quantité d’ETH ou de jeton est transférée ? Si vous ne comprenez pas, annulez.
Un des plus grands risques, c’est les autorisations oubliées. Vous avez peut-être approuvé un contrat pour acheter un NFT il y a six mois. Ce contrat peut toujours accéder à vos jetons. Selon Numen Cyber, 73 % des vols de NFT en 2024 sont venus de ces autorisations dormantes.
Utilisez l’outil Token Approval Checker d’Etherscan. Il vous montre tous les contrats auxquels vous avez donné accès. En mars 2025, l’étude a révélé que l’utilisateur moyen avait 14,3 autorisations qu’il ne reconnaissait pas. Supprimez tout ce que vous n’utilisez pas. C’est une opération qui prend 5 minutes, mais elle réduit votre surface d’attaque de moitié.
Les pirates envoient des DM sur Discord, Twitter ou Telegram. Ils prétendent être de l’équipe officielle. « Votre NFT a été sélectionné pour un airdrop ! » « Votre collection va être migrée - cliquez ici ! » 92 % des fraudes utilisent cette technique d’urgence, selon le Handbook de Check Point (avril 2025).
Appliquez la « Règle des cinq minutes » : si quelque chose semble trop beau pour être vrai, prenez cinq minutes pour vérifier par trois canaux différents. Vérifiez sur le site officiel. Vérifiez sur le compte Twitter vérifié. Vérifiez sur le serveur Discord officiel. Ne cliquez jamais sur un lien envoyé en privé. Même si le nom d’utilisateur semble légitime - les pirates utilisent des comptes imitateurs avec un seul caractère différent.
Connectez-vous toujours à un réseau Wi-Fi chiffré en WPA3. Évitez les réseaux publics. Installez Privacy Badger pour bloquer les scripts de suivi. Ces outils empêchent les pirates de capter vos sessions de connexion.
Activez aussi un filtre DNS comme Cloudflare Gateway. Il bloque les sites malveillants avant même que vous les ouvriez. Le service coûte 20 $ par mois, mais il empêche des milliers d’attaques par an. En 2025, les marchés comme OpenSea ont commencé à recommander cette configuration dans leurs guides de sécurité.
Les 24 mots de votre portefeuille sont votre identité sur la blockchain. Personne - pas même le support technique de MetaMask, Ledger ou OpenSea - ne vous demandera ces mots. Si quelqu’un vous les demande, c’est une arnaque. 41 % des utilisateurs de moins de 25 ans utilisent le même mot de passe pour plusieurs plateformes. C’est pourquoi ils représentent 57 % des vols par « credential stuffing ». Utilisez un gestionnaire de mots de passe comme Bitwarden. Créez un mot de passe unique pour chaque site. Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) avec Authy ou Google Authenticator. Jamais par SMS - les pirates peuvent intercepter les codes SMS.
OpenSea propose un programme de « Collection Verification » (vérification de collection). Seulement 58 % des projets top 100 l’ont adopté. Mais les collections vérifiées (avec la coche bleue) ont 94 % moins de contrefaçons. Si vous achetez un NFT, vérifiez s’il est vérifié. Si ce n’est pas le cas, cherchez sur d’autres marchés. Rarible et Foundation exigent désormais la vérification des contrats pour les collections de plus de 1 000 NFTs. C’est une bonne chose.
Foundation a aussi imposé la vérification d’identité (KYC) depuis fin 2024. Cela a réduit les listings frauduleux de 82 %. Mais cela a aussi repoussé certains créateurs, qui préfèrent les plateformes anonymes. Si vous êtes un collectionneur, privilégiez les marchés avec KYC et vérification de contrat. Vos actifs seront plus sûrs.
En avril 2025, une nouvelle forme d’attaque a été détectée : le « deepfake verification ». Des vidéos AI imitent les fondateurs d’un projet pour demander une migration de contrat. Le pirate envoie un lien vers un site qui ressemble à l’original. 473 000 $ ont été volés en une semaine. Les équipes officielles ne demandent jamais de migration via un lien. Elles publient les mises à jour sur leurs canaux officiels.
En mai 2025, OpenSea a lancé « Transaction Guard », un système qui bloque automatiquement 4 327 tentatives de vol en 72 heures. C’est une avancée, mais ce n’est pas une protection totale. Vous devez rester vigilant.
Une étude de l’université Carnegie Mellon en mars 2025 a montré que les utilisateurs qui suivent une checklist complète réduisent les risques de vol de 89 %. Voici la checklist simple à appliquer chaque semaine :
Si vous faites ça une fois par semaine, vous êtes dans le top 1 % des collectionneurs en termes de sécurité.
Non, si vous utilisez correctement votre portefeuille matériel. Les clés privées ne quittent jamais l’appareil. Le seul risque vient de vous : si vous signez une transaction malveillante (par exemple, en approuvant un contrat qui transfère tous vos NFT), le portefeuille ne peut pas l’empêcher. C’est pourquoi il faut toujours vérifier les détails de chaque transaction.
Certains marchés veulent rester ouverts à tous, même aux projets non vérifiés. Cela leur permet d’attirer plus de créateurs, mais aussi plus de fraudeurs. OpenSea, par exemple, a choisi de rendre la vérification facultative. Cela crée de la confusion pour les acheteurs. Les marchés comme Foundation ou Rarible ont choisi de forcer la vérification pour protéger les utilisateurs, même si cela limite le nombre de projets.
Non. L’achat avec une carte bancaire n’a rien à voir avec la sécurité de votre NFT. Ce qui compte, c’est où vous le stockez (portefeuille matériel ou logiciel) et comment vous gérez vos autorisations. Une carte bancaire peut vous protéger contre une fraude de paiement, mais pas contre un vol de NFT sur la blockchain.
Oui, c’est une excellente pratique. Par exemple, utilisez un portefeuille pour vos PFP (avatars), un autre pour votre terrain virtuel, et un troisième pour vos œuvres d’art. Si l’un est compromis, les autres restent en sécurité. C’est ce que les collectionneurs expérimentés font - et c’est ce qui a sauvé un utilisateur de 18 000 $ en mai 2025.
Oui. Ledger Nano X est passé à la version 2.3.0 en mars 2025 pour corriger une vulnérabilité de signature. Trezor Model T a eu une mise à jour similaire en février. Ignorer ces mises à jour, c’est laisser une porte ouverte aux pirates. Activez les mises à jour automatiques et vérifiez mensuellement la version de votre appareil.
lili haddad
mars 12, 2026 AT 22:31