Kraken bloque les juridictions pour le trading de crypto-monnaies en 2026

Kraken bloque les juridictions pour le trading de crypto-monnaies en 2026

janv., 26 2026

Quelles sont les zones où Kraken bloque le trading de crypto-monnaies ?

Si vous essayez d’accéder à Kraken et que vous voyez un message d’erreur disant que votre pays n’est pas autorisé, ce n’est pas une erreur technique. C’est une règle stricte. Kraken ne propose pas ses services dans 14 pays entiers et impose des restrictions supplémentaires dans des dizaines d’autres régions. Ces blocages ne sont pas arbitraires : ils suivent les sanctions internationales, les lois locales sur les crypto-monnaies, et les exigences des autorités financières comme la FinCEN aux États-Unis, la FCA au Royaume-Uni, ou la FSA au Japon.

Les pays où Kraken interdit totalement tout accès incluent la Russie (y compris la Crimée, Donetsk et Louhansk), l’Iran, la Corée du Nord, la Syrie, Cuba, l’Afghanistan, le Soudan, le Sud-Soudan, la République démocratique du Congo, la Biélorussie, la Libye, l’Irak, et la République centrafricaine. En plus de ces pays, des régions comme le Liban, le Mali, la Somalie, le Yémen, la Guinée-Bissau, la Namibie, le Tadjikistan et la République du Congo-Brazzaville sont aussi exclues. Ces restrictions ne sont pas nouvelles : elles s’alignent sur les listes de sanctions de l’ONU et du Trésor américain. Si vous vivez dans l’un de ces endroits, Kraken ne vous permettra pas de créer un compte, même si vous utilisez un VPN. Et si vous tentez de le faire, votre compte sera fermé et vos actifs gelés.

Les restrictions aux États-Unis : plus compliquées qu’un labyrinthe

Les États-Unis sont le plus grand marché pour Kraken - mais aussi le plus restrictif. Même si vous vivez aux États-Unis, vous n’avez pas accès à tout ce que Kraken propose. Par exemple, XRP est interdit partout aux États-Unis, même si vous pouvez le trader librement en Allemagne ou au Japon. Pourquoi ? Parce que la SEC considère XRP comme une valeur mobilière non enregistrée. Kraken a choisi de le retirer pour éviter des poursuites.

Et ce n’est pas tout. Les résidents de l’État de Washington et de New York ne peuvent même pas ouvrir un compte standard. À New York, seuls les utilisateurs avec une pré-approbation réglementaire peuvent demander un accès, et même là, c’est limité. Au Texas et au New Hampshire, vous ne pouvez pas déposer, trader ou conserver des euros (EUR) sur votre compte. Pourquoi ? Parce que ces États ont des lois spécifiques sur les monnaies étrangères et les plateformes de trading.

En outre, les Américains ne peuvent pas trader EWT ou GRT, et les résidents des États-Unis, du Canada et du Japon sont bloqués sur FLOW. Même le staking d’ETH2.S est limité : vous ne pouvez pas le trader, seulement le staker. Et si vous voulez utiliser le levier, vous êtes limité à 28 jours maximum - contre 365 jours pour les utilisateurs hors États-Unis. C’est une différence énorme. Kraken n’essaie pas de vous pénaliser : il se conforme à la loi. Mais ça rend l’expérience très frustrante pour les traders américains.

En Europe : la fin de l’USDT sur Kraken

En janvier 2025, Kraken a annoncé une décision qui a secoué la communauté crypto européenne : la suppression complète des stablecoins, y compris Tether (USDT), PayPal USD, TrueUSD, Tether EURt et TerraClassic USD. Cette décision est directement liée à la mise en œuvre de la réglementation MiCA (Marchés dans les actifs crypto) de l’Union européenne.

Le calendrier était strict : à partir du 13 février 2025, les achats ont été bloqués. Le 27 février, vous ne pouviez plus acheter, mais vous pouviez vendre. Le 17 mars, les positions à terme ont été fermées. Le 24 mars, le trading spot a été arrêté. Et le 31 mars, tous les actifs restants ont été convertis automatiquement en EUR ou en BTC. Pour beaucoup, c’était une surprise. Mark Greenberg, le responsable des actifs de Kraken, avait déclaré en 2024 que l’USDT resterait disponible. Mais MiCA a changé la donne. Les stablecoins doivent maintenant être réglementés comme des monnaies, pas comme des actifs numériques. Kraken n’a pas voulu prendre le risque de ne pas être conforme.

Les pays concernés incluent l’Autriche, la Chypre, la République tchèque, Malte, le Portugal, l’Espagne et la Suède - et bien d’autres. Les utilisateurs européens se plaignent : l’USDT est le stablecoin le plus liquide au monde. Le remplacer par un autre, comme EURT ou EURS, n’est pas simple. Beaucoup ont perdu des opportunités de trading, et certains ont dû déplacer leurs fonds vers d’autres plateformes moins réglementées - ce qui augmente leur risque.

Un trader européen horrifié devant un écran qui convertit automatiquement ses USDT en EUR, des ombres réglementaires l'envahissant.

Comment Kraken détecte où vous vivez

Kraken ne se contente pas de demander votre pays lors de l’inscription. Il utilise une combinaison de systèmes pour vérifier votre emplacement réel. Le premier niveau est l’IP geolocation : si votre adresse IP indique que vous êtes en Russie, vous êtes bloqué, même si vous avez déclaré vivre en France. Le deuxième niveau est la vérification d’identité : vous devez fournir une pièce d’identité officielle (carte d’identité, passeport, permis de conduire) avec une photo. Le troisième niveau est la preuve de résidence : une facture d’électricité, un relevé bancaire ou un contrat de location datant de moins de trois mois. Si vos documents ne correspondent pas à votre adresse déclarée, votre compte est suspendu.

En plus de ça, Kraken surveille vos transactions. Si vous faites un dépôt depuis un compte bancaire en Iran, même si vous vivez en Allemagne, le système déclenche une alerte. Et si vous utilisez un VPN pour contourner les restrictions, Kraken le détecte. Les systèmes de détection de VPN sont devenus très sophistiqués : ils identifient les adresses IP connues des services de proxy, les comportements anormaux (changement soudain de pays, connexion depuis plusieurs zones en quelques minutes), et même les modèles de trafic. Si vous êtes pris, votre compte est fermé définitivement. Pas de deuxième chance. Pas de réclamation. Vos actifs sont gelés, et vous ne pourrez plus jamais utiliser Kraken.

Les différences entre les pays : un exemple concret

Voici comment les restrictions varient selon les régions :

Comparaison des restrictions par pays
Pays/Région Stablecoins autorisés Monnaies privées Levier maximum Trading XRP
États-Unis Non autorisés (sauf USDC) Autorisés (mais avec restrictions) 28 jours Interdit
Union européenne Seulement EURT, EURS Interdites (XMR, DASH, ZEC) 365 jours Autorisé
Australie USDT, USDC Interdites 365 jours Autorisé
Japon USDT, USDC Interdites 365 jours Autorisé
Canada USDT, USDC Interdites 28 jours Interdit

En Australie, vous ne pouvez pas trader des monnaies privées comme Monero ou Zcash - même si vous voulez préserver votre vie privée. Au Japon, vous devez fournir des documents supplémentaires pour trader en JPY. Au Canada, vous avez les mêmes limites de levier que les Américains, même si vous n’êtes pas aux États-Unis. Kraken ne fait pas de discrimination : il suit les lois locales. Mais ça signifie que deux personnes vivant à 500 km l’une de l’autre - une en France, l’autre en Belgique - peuvent avoir des accès complètement différents à la même plateforme.

Un prisonnier piégé dans un labyrinthe de lois crypto, son visage fondant en tampon de passeport, sous la menace de chaînes numériques.

Les conséquences pour les utilisateurs

Les avis des utilisateurs sont partagés. Sur Reddit, certains félicitent Kraken pour sa transparence. « J’aime qu’ils me disent clairement ce qui est interdit, au lieu de me bloquer sans explication », a écrit un utilisateur de Berlin. « Même si je ne peux plus trader USDT, je sais pourquoi. »

D’autres sont furieux. « J’ai perdu 12 000 $ en USDT parce que Kraken a fermé le trading sans avertissement suffisant », a déclaré un trader de Lisbonne. « Je n’ai pas eu le temps de transférer mes fonds. »

Les utilisateurs américains sont les plus frustrés. « Je peux trader Bitcoin, mais pas XRP. Je peux staker ETH, mais pas ETH2.S. Je peux avoir un compte, mais pas d’euros. Qu’est-ce que je dois faire, avoir cinq comptes pour un seul portefeuille ? »

La vérité, c’est que Kraken n’est pas un exchange comme les autres. Il ne cherche pas à être le plus grand. Il veut être le plus sûr. Et pour ça, il accepte de perdre des utilisateurs. Il a déjà perdu des millions d’utilisateurs dans les pays bloqués. Mais il a gagné la confiance des institutions. Des fonds de pension, des entreprises et des banques utilisent Kraken parce qu’ils savent qu’il est conforme. Ce n’est pas une plateforme pour les amateurs qui veulent trader en toute liberté. C’est une bourse pour ceux qui veulent trader en toute légalité.

Que faire si vous êtes bloqué ?

Si vous êtes dans un pays bloqué, il n’y a pas de contournement légal. Utiliser un VPN ou un faux document est une violation des conditions d’utilisation. Et Kraken le détecte. La seule solution est d’attendre que la réglementation change - ou de déménager.

Si vous êtes aux États-Unis et que vous êtes frustré par les restrictions, vous pouvez explorer d’autres plateformes comme Coinbase ou Binance.US, mais elles ont aussi leurs propres limites. Coinbase, par exemple, ne permet pas non plus le trading de XRP. Binance.US interdit les staking de certaines pièces. Il n’y a pas de plateforme sans restrictions. La question n’est pas de savoir quelle plateforme est la plus libre. La question est : quelle plateforme est la plus sûre pour vous ?

Si vous êtes en Europe et que vous avez perdu l’USDT, vous pouvez passer à EURS ou USDC. Ce ne sont pas des remplaçants parfaits, mais ils sont réglementés. Et dans un avenir proche, d’autres stablecoins conformes à MiCA pourraient arriver.

Le message est clair : le monde des crypto-monnaies n’est plus une jungle. Il est de plus en plus réglementé. Kraken est à l’avant-garde de ce changement. Et si vous voulez jouer ce jeu, vous devez accepter ses règles - ou chercher un autre terrain de jeu.

Pourquoi Kraken bloque-t-il les pays comme la Russie et l’Iran ?

Kraken bloque ces pays parce qu’ils sont soumis à des sanctions internationales imposées par les États-Unis, l’ONU ou l’Union européenne. Trading avec des entités de ces pays violerait les lois anti-blanchiment et les sanctions financières. Kraken risquerait des amendes massives, la perte de ses licences, et même des poursuites pénales. C’est une question de survie légale, pas de politique.

Puis-je utiliser Kraken si je voyage à l’étranger ?

Non. Kraken vérifie votre résidence permanente, pas votre localisation temporaire. Même si vous êtes en vacances en Thaïlande, si votre adresse enregistrée est aux États-Unis, vous êtes soumis aux restrictions américaines. Si vous changez de pays de résidence, vous devez mettre à jour vos documents officiels et demander une vérification de résidence. Sans cela, votre compte restera bloqué.

Pourquoi Kraken a-t-il retiré l’USDT en Europe alors que d’autres exchanges le gardent ?

Kraken a choisi de se conformer à MiCA, la nouvelle réglementation européenne sur les crypto-actifs. L’USDT n’est pas encore réglementé comme une monnaie stable en Europe. D’autres exchanges comme Binance ou Bitstamp ont aussi retiré l’USDT dans certains pays européens. Kraken a été plus rapide et plus transparent. Ce n’est pas une décision arbitraire : c’est une obligation légale. Les plateformes qui gardent l’USDT prennent un risque juridique élevé.

Est-ce que Kraken peut me bloquer sans raison ?

Non. Kraken ne bloque jamais sans raison. Chaque restriction est liée à une loi, une sanction ou une exigence réglementaire. Si votre compte est bloqué, vous recevez un email expliquant pourquoi. Si vous pensez qu’il y a une erreur, vous pouvez faire appel en soumettant des documents supplémentaires. Mais si vous êtes dans un pays sanctionné, il n’y a pas d’appel possible. Ce n’est pas un choix de Kraken : c’est une loi internationale.

Quels pays pourraient être ajoutés aux restrictions en 2026 ?

Les experts anticipent que la Thaïlande, l’Inde et l’Arabie Saoudite pourraient être ajoutées si elles imposent des interdictions nationales sur les exchanges étrangers. En ce moment, Kraken est déjà limité dans ces pays, mais pas totalement bloqué. Si ces pays exigent une licence locale, Kraken pourrait choisir de sortir plutôt que de payer des coûts de conformité impossibles. La tendance est claire : les pays qui veulent contrôler les crypto-actifs n’hésitent plus à bloquer les plateformes étrangères.

Prochaines étapes pour les utilisateurs

Si vous êtes un trader actif sur Kraken, vérifiez régulièrement la page Restrictions géographiques sur leur site. Les changements arrivent souvent, surtout avec MiCA et les nouvelles lois américaines. Si vous êtes dans un pays bloqué, explorez les alternatives locales. Par exemple, en Afrique, des plateformes comme Binance P2P ou Luno sont plus accessibles. En Amérique latine, Bitso ou Ripio offrent des options plus souples.

Si vous êtes aux États-Unis, acceptez que les restrictions font partie du jeu. Concentrez-vous sur les actifs autorisés : Bitcoin, Ethereum, Litecoin, USDC. Apprenez à trader avec ce que vous avez, pas avec ce que vous voudriez avoir.

Et si vous êtes en Europe, préparez-vous à d’autres changements. MiCA n’est pas fini. D’autres stablecoins pourraient être retirés. D’autres tokens pourraient être classés comme des valeurs mobilières. Kraken ne va pas s’arrêter. Il va continuer à se conformer - même si ça signifie perdre des clients. Parce que pour lui, la survie à long terme vaut plus que la popularité à court terme.

2 Commentaires

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    James Gowan-Webster

    janvier 27, 2026 AT 02:02
    Je trouve ça logique que Kraken bloque les pays sous sanctions, mais ce qui m'énerve, c'est que même en Europe, on perd l'USDT sans préavis. C'est pas une décision technique, c'est une capitulation devant la bureaucratie. Et pourtant, c'est le stablecoin le plus liquide au monde. On dirait qu'on sacrifie la pratique pour la conformité.
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    andre Garcia Rubio

    janvier 28, 2026 AT 22:56
    Franchement j'adore Kraken pour ça. Plutôt qu'de jouer au chat et à la souris avec les régulateurs, ils disent clairement les règles. Même si ça me casse les pieds de pas pouvoir staker ETH2.S comme les Européens, je préfère avoir un exchange qui ne me balance pas en prison un jour. La crypto, c'est pas le Wild West maintenant, et c'est tant mieux.

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