Si vous cherchez une plateforme pour trader des crypto-monnaies, évitez absolument CredoEx. Ce n’est pas une recommandation. C’est un avertissement. CredoEx n’existe plus. Il a fermé ses portes en 2020, sans prévenir, sans explication, sans remboursement. Des milliers d’utilisateurs ont perdu accès à leurs fonds. Aujourd’hui, le site ne charge plus. Les forums sont pleins de messages en attente de réponse qui ne viendra jamais. Ce n’est pas une histoire de mauvaise interface ou de frais élevés. C’est une histoire de disparition totale.
CredoEx a été une exchange crypto lancée vers 2017 par une équipe anonyme. Pas de nom réel. Pas de site d’entreprise. Pas de présentation des fondateurs. Rien. Ce n’était pas une start-up naissante, c’était une boîte noire. Elle proposait un simple système de trading spot pour quelques grandes crypto comme Bitcoin, Ethereum et Litecoin. Pas de futures, pas de staking, pas d’API. Rien de sophistiqué. Son interface était basique, sans graphiques avancés, sans alertes, sans outils pour les traders sérieux. Ce n’était pas un concurrent de Binance ou Kraken. C’était un site qui essayait de passer inaperçu.
Et pourtant, des gens y déposaient de l’argent. Pourquoi ? Parce qu’en 2018-2019, beaucoup pensaient que « si c’est en ligne, c’est sûr ». Mais CredoEx n’avait aucun protocole de sécurité vérifiable. Pas de stockage à froid. Pas de signatures multiples. Pas de vérification des réserves. Aucune preuve qu’il gardait les fonds des clients. Pas même une déclaration publique sur la sécurité. Rien.
Les signes d’un échec imminent étaient là, visibles pour qui voulait regarder. D’abord, les avis. Sur Reddit, en 2019, des utilisateurs ont signalé des retards de retrait de plus de 72 heures. Puis, en janvier 2020, plusieurs ont écrit : « Je ne peux plus retirer mes BTC. » En février, le site est tombé en panne. Pendant des semaines, personne n’a répondu. Pas de support client. Pas de réponse par email. Pas de mise à jour sur Twitter ou Telegram. C’était le silence total.
Sur Trustpilot, il y avait deux avis. Un score de 1 sur 5. Les commentaires disaient : « Mon compte a disparu. » « J’ai perdu 3 000 $ sans que personne ne réagisse. » Ces avis ont été supprimés depuis. Pas par les utilisateurs. Par le site lui-même - ou par les archives qui ont cessé de les sauvegarder. C’était un signe clair : ils voulaient effacer la trace.
Et puis, il y avait la question du KYC. Kraken, Coinbase, Binance demandaient une pièce d’identité. CredoEx ? Aucune vérification. Pas de preuve d’identité. Pas de preuve de résidence. Cela signifiait qu’il n’était pas en conformité avec les lois anti-blanchiment. Cela ne voulait pas dire qu’il était « plus facile ». Ça voulait dire qu’il était illégal. Et les plateformes illégales ne durent pas longtemps dans le monde crypto - surtout quand les autorités commencent à surveiller.
Comparez CredoEx à Kraken en 2025. Kraken est licencié aux États-Unis. Il détient des licences en Europe. Il garde 95 % des fonds clients en stockage à froid. Il publie des audits de réserves. Il a un support 24/7 avec des humains. Il a plus de 100 paires de trading. Il a une API pour les bots. Il a des milliers d’avis positifs. Il a survécu à des attaques, à des krachs, à des régulations. Il est toujours là.
CredoEx ? Aucune licence. Aucun audit. Aucun support. Aucune paire de trading documentée. Aucun historique de sécurité. Aucune présence sur les listes de confiance. Il ne faisait même pas partie des 100 premières exchanges selon CoinMarketCap. Son volume de trading était inférieur à 0,01 % du marché global. Il n’était pas un concurrent. Il était une anomalie.
En mars 2020, Cryptowisser a mis à jour son dossier : « Cette exchange semble avoir fermé. Nous avons essayé d’accéder au site plusieurs fois, mais il ne fonctionne jamais. » CoinMarketCap a changé son statut en « Untracked Listing » - ce qui signifie qu’ils ne suivent plus du tout les données, parce qu’il n’y a plus rien à suivre.
Le site web est devenu une page d’erreur. Les liens vers les applications mobiles ne fonctionnent plus. Les comptes Twitter et Telegram ont été supprimés. Les forums ont cessé de parler de lui. Il n’y a plus de trace active. Aucun employé n’a été vu en ligne depuis 2020. Aucun développeur n’a publié un patch. Aucun message de reprise. C’est un fantôme numérique.
Les experts en sécurité, comme Token Metrics, disent maintenant que les exchanges sans transparence sont des pièges. CredoEx était le prototype parfait de ce piège : pas de nom, pas de sécurité, pas de support, pas de conformité. Il n’a pas été piraté. Il n’a pas été fermé par une autorité. Il s’est simplement effondré. Comme une maison construite sur du sable.
Si vous aviez des fonds sur CredoEx en 2020, vous les avez perdus. Il n’y a pas de procédure de remboursement. Pas de site de recours. Pas d’assurance. Pas de fonds de garantie. Les lois ne protègent pas les utilisateurs des exchanges non régulées. Vous n’avez pas de recours légal. Pas de banque pour vous aider. Pas d’organisme de protection.
Vous pouvez essayer de contacter les archives du Wayback Machine pour retrouver des captures du site, mais vous ne trouverez que des pages vides. Vous pouvez chercher sur Reddit ou Twitter, mais les messages sont anciens, les comptes désactivés. Personne ne peut vous aider. Ce n’est pas un problème technique. C’est une perte totale.
Voici les 3 règles à suivre pour ne jamais tomber dans un piège comme celui-là :
Les exchanges légitimes ne cachent rien. Ils affichent leurs licences. Ils répondent aux questions. Ils publient des mises à jour. Ils ont des équipes. CredoEx n’avait rien de tout ça. Et ça suffit à le condamner.
Si vous cherchez une alternative fiable, voici trois options vérifiées en 2025 :
Chacune de ces plateformes a un historique de transparence. Elles ont survécu à des crises. Elles ont géré des attaques. Elles ont été vérifiées par des milliers d’utilisateurs. Ce n’est pas une question de choix. C’est une question de survie.
CredoEx n’a pas été une mauvaise exchange. Il n’a pas été un échec technique. Il a été une escroquerie passive. Une entreprise qui a pris l’argent des gens, sans intention de le rendre. Elle a profité de l’ignorance, du manque de régulation, et de l’excitation du marché crypto en 2018.
Elle n’est pas revenue. Elle ne reviendra jamais. Et si quelqu’un vous dit aujourd’hui « CredoEx va réouvrir », c’est un escroc. Les exchanges qui disparaissent ne reviennent pas. Elles sont mortes. Et les gens qui ont perdu de l’argent sur elles ne l’ont jamais récupéré.
Apprenez de cette erreur. Ne laissez pas votre argent sur une plateforme qui ne vous dit pas qui elle est. La crypto est risquée. Mais vous n’avez pas besoin d’ajouter des risques inutiles.
Non, CredoEx n’est plus en ligne depuis 2020. Le site web ne charge plus, les serveurs sont éteints, et les comptes sociaux ont été supprimés. Aucune mise à jour n’a été publiée depuis cette date. CoinMarketCap le classe comme « Untracked Listing », ce qui signifie qu’il n’est plus suivi ni considéré comme actif.
Non, il n’est pas possible de récupérer vos fonds. CredoEx n’avait pas de système de remboursement, pas d’assurance, pas de fonds de garantie, et pas de structure juridique. Les utilisateurs qui avaient des actifs sur la plateforme en 2020 ont perdu leur argent de façon permanente. Aucune autorité ne peut les aider, car l’exchange n’était pas régulé.
CredoEx a fermé parce qu’il n’était pas viable. Il n’avait pas de conformité réglementaire, pas de sécurité vérifiable, pas de support client, et pas de confiance de la communauté. Il n’a jamais été un acteur majeur du marché. Il a simplement cessé de fonctionner, probablement parce que les fondateurs ont disparu avec les fonds ou qu’ils ont été forcés de fermer par la pression des utilisateurs et des autorités.
Il n’y a aucune preuve qu’il ait été piraté. La plupart des indices suggèrent qu’il a été abandonné intentionnellement. Les utilisateurs ont signalé des retards de retrait avant la fermeture, ce qui est un signe classique d’« exit scam » - une escroquerie où les propriétaires ferment la plateforme avec les fonds des clients. Aucun hacker n’a revendiqué l’attaque, et aucun accès non autorisé n’a été prouvé.
Les meilleures exchanges en 2025 sont celles qui sont régulées, transparentes et sécurisées : Kraken, Coinbase et Binance (pour les utilisateurs hors États-Unis). Elles publient des audits de réserves, offrent un support 24/7, utilisent le stockage à froid, et respectent les normes KYC. Elles ont survécu à des crises et à des attaques. Ce sont les seules sur lesquelles vous pouvez vraiment compter.
Arnaud Gawinowski
décembre 15, 2025 AT 07:45CredoEx était une arnaque en pleine lumière, et pourtant des gens y ont mis leur argent comme s’il s’agissait d’un compte bancaire. Aucune vérification d’identité ? Pas d’audits ? Pas de support ? C’est pas une erreur, c’est une négligence criminelle.
Je me demande combien d’autres « exchanges » comme ça sont encore en activité en coulisses.
Andre Swanepoel
décembre 16, 2025 AT 15:11J’ai connu quelqu’un qui a perdu 8 000 € sur CredoEx en 2019. Il avait tout mis là parce qu’il croyait que « c’était plus facile ». Il a passé des mois à envoyer des mails, à poster sur Reddit, à appeler des numéros qui n’existaient plus. Rien. Aucune réponse. Il a dû déclarer la perte à la fiscalité comme un vol, sans preuve. C’est ça, la crypto : tu perds ton argent, et personne ne te croit.
Je le lui disais depuis le début : si tu ne connais pas les gens derrière la plateforme, ne mets pas un centime.
Mehdi Alba
décembre 18, 2025 AT 13:26Et si CredoEx n’était pas une arnaque… mais un test ?
Un laboratoire pour voir combien de gens sont prêts à confier leur argent à une boîte noire sans nom, sans siège, sans visage ?
Les gouvernements savent que les gens sont naïfs. Ils laissent ces plateformes exister pour ensuite dire : « Voyez ? C’est pour ça qu’on doit réguler ! »
Et pendant ce temps, les vrais gagnants ? Ceux qui ont vendu avant la chute. Les fondateurs anonymes. Les investisseurs privés qui ont drainé les fonds avant que tout ne s’effondre.
On nous montre un fantôme… mais qui a vraiment écrit le script ?
Je vous le demande : qui a financé le site pendant deux ans ? Qui a payé les serveurs ? Qui a payé les pubs sur les forums ?
Il y a des mains derrière cette « disparition ». Et elles ne sont pas mortes. Elles sont en train de créer la prochaine.
Djamila Mati
décembre 20, 2025 AT 06:18En France, on a la loi Sapin II, la TRACFIN, les audits obligatoires. Mais les gens continuent d’aller sur des plateformes étrangères sans aucune vérification. C’est comme si on allait acheter une voiture chez un inconnu dans un parking, sans papier, sans garantie, sans facture. Et quand la voiture disparaît, on s’étonne que la police ne puisse rien faire.
La crypto n’est pas une révolution. C’est une régression. Et ceux qui y croient encore sont les mêmes qui ont acheté des billets de loterie en 2008.
Vianney Ramos Maldonado
décembre 21, 2025 AT 06:28Il convient de souligner, avec une rigueur académique indiscutable, que la fermeture de CredoEx constitue un cas d’étude exemplaire dans l’analyse des failles systémiques du marché des cryptomonnaies non régulées.
La non-conformité aux normes KYC/AML, combinée à l’absence totale de transparence des réserves, démontre une violation fondamentale des principes de confiance contractuelle.
Le fait que les archives du Wayback Machine ne conservent que des pages vides suggère une opération de nettoyage numérique intentionnelle, potentiellement en violation des lois sur la conservation des données numériques en vigueur dans l’Union européenne.
Il est regrettable que les autorités compétentes n’aient pas interposé de mesures préventives avant que les pertes ne soient irréversibles.
Une telle situation soulève des questions éthiques profondes sur la responsabilité des plateformes de trading et sur le devoir de vigilance des utilisateurs dans un environnement dépourvu de cadre légal.
La recommandation de recourir à Kraken, Coinbase ou Binance est, dans ce contexte, non seulement pertinente, mais impérative.
Laurent Rouse
décembre 22, 2025 AT 21:55Franchement, qui s’en soucie ?
C’est la faute des gens qui ont mis leur fric sur un site qui ressemblait à un site de 2005.
On a eu des centaines de plateformes qui ont disparu, et personne ne pleure pour ceux qui ont mis leur argent dans des ICO qui s’appelaient « MoonCoin » ou « DogeBucks ».
La France est pleine de gens qui veulent que le monde leur donne une sécurité absolue… alors qu’ils n’ont même pas lu les CGU.
Si tu veux jouer, tu joues avec les règles. Sinon, t’as qu’à rester au cash.
Et si tu veux pleurer, va voir un psy. Pas ici.
Philippe AURIENTIS
décembre 24, 2025 AT 17:14Je suis tombé sur CredoEx en 2018, j’ai juste mis 200 € pour tester. J’ai retiré après 3 semaines, sans problème. J’ai eu de la chance. Mais j’ai vu des gens qui mettaient 5 000 € et qui ne retraient jamais. J’ai arrêté de leur parler, parce que je savais que c’était une bombe à retardement.
Je suis content que quelqu’un ait écrit ce récit. J’espère que ça va faire réfléchir les jeunes qui pensent que « tout ce qui est en ligne est automatiquement sûr ».
Je partage ça à mon neveu qui veut investir dans le crypto. Il va me remercier.
Denis Groffe
décembre 24, 2025 AT 23:43La disparition de CredoEx n’est pas une fin. C’est une révélation.
Le système crypto ne repose pas sur la technologie. Il repose sur la croyance.
Les gens croient que les blockchains sont immuables. Ils croient que les exchanges sont fiables. Ils croient que la transparence existe.
Et pourtant, tout est construit sur des illusions. Des pseudonymes. Des serveurs anonymes. Des adresses de sociétés fantômes.
CredoEx était un miroir. Il ne vous a pas volé. Il vous a montré ce que vous étiez prêt à accepter.
Vous vouliez une solution simple. Vous avez reçu un piège. Et vous avez souri en le prenant.
La prochaine fois, vous ne regarderez pas les chiffres. Vous regarderez les ombres derrière les écrans.
Parce que la crypto n’est pas un marché. C’est un théâtre.
Et les acteurs ne sont jamais ceux que vous croyez.