Si vous êtes débutant en crypto et que vous vivez en Europe, vous avez peut-être entendu parler de CoinFalcon une bourse de cryptomonnaies basée au Royaume-Uni, lancée en 2017, conçue pour les nouveaux utilisateurs qui veulent acheter et vendre des cryptos sans se perdre dans des graphiques complexes. Elle promet un processus en trois étapes : déposer, acheter, vendre. Pas de contrats à terme. Pas de levier. Pas de confusion. Mais derrière cette simplicité, que cache vraiment CoinFalcon en 2026 ? Est-ce une passerelle fiable ou un piège bien embelli ?
CoinFalcon ne veut pas vous submerger. Contrairement à Binance ou Kraken, elle ne propose pas de trading à terme, de marges, ni de graphiques avancés. Son interface est minimaliste : un bouton pour acheter, un autre pour vendre, et une liste de 30 cryptos environ - Bitcoin, Ethereum, Litecoin, XRP, etc. Rien de plus. C’est intentionnel. Elle cible les gens qui veulent passer de l’euro au Bitcoin en moins de 10 minutes, sans apprendre ce qu’est un ordre limite ou un stop-loss.
Le processus d’inscription est rapide. Vous donnez votre nom, votre email, et une pièce d’identité. La vérification prend 1 à 2 jours ouvrables, selon les retours des utilisateurs. Une fois validé, vous pouvez déposer des euros via SEPA - ce qui est un gros avantage pour les Européens. Beaucoup d’échanges bloquent les virements SEPA, mais CoinFalcon les accepte. Vous pouvez aussi payer avec une carte bancaire, même si les frais sont un peu plus élevés.
Les frais de transaction sur CoinFalcon sont de 0,20 % pour les acheteurs (taker fees). C’est moins cher que Coinbase (0,50 %) et un peu plus cher que Binance (0,10 %). À première vue, ça semble raisonnable. Mais voilà le problème : les spreads.
Le spread, c’est la différence entre le prix auquel vous pouvez acheter une crypto et celui auquel vous pouvez la vendre. Sur Binance, ce spread est souvent de 0,1 % à 0,5 %. Sur CoinFalcon, il peut atteindre 2,5 % pendant les périodes de forte volatilité. C’est énorme. Si vous achetez 1 000 € de Bitcoin, vous pourriez le revendre 15 € moins cher juste à cause du spread - sans que le prix du Bitcoin n’ait bougé. C’est comme payer un impôt caché.
Cryptoradar a noté en 2025 que « les spreads élevés de CoinFalcon peuvent ronger silencieusement vos profits ». Ce n’est pas un détail technique. C’est une stratégie de business. Plus vous êtes novice, plus vous ne voyez pas ce coût. Et plus vous faites de transactions, plus ça vous coûte.
CoinFalcon affirme que 98 % de ses actifs sont stockés en « cold storage » - c’est-à-dire hors ligne, dans des coffres physiques. C’est une bonne pratique. Beaucoup d’échanges ne font pas ça. Et elle ne garde pas vos fonds sur des serveurs connectés à Internet, ce qui réduit les risques de piratage.
Mais il y a un gros trou : aucun audit de sécurité indépendant n’a été rendu public. Aucun rapport de CertiK, aucune vérification par Hacken, aucun audit de Chainalysis. Sur Binance ou Kraken, ces audits sont publiés chaque année. Ici, rien. Vous devez juste faire confiance à leur déclaration. Ce n’est pas une preuve. C’est une promesse.
En 2025, Cryptowisser a souligné que la sécurité de CoinFalcon est « bien documentée dans leur marketing », mais pas « vérifiée par des tiers ». Pour un débutant, ça peut passer. Pour quelqu’un qui investit 5 000 € ou plus, c’est un risque inacceptable.
Voici le plus gros avertissement : CoinFalcon a une note de 1,4 sur 5 sur Trustpilot, basée sur 41 avis vérifiés en septembre 2025. Ce n’est pas un mauvais avis. C’est un échec massif.
Les utilisateurs parlent de « retenue illégale de fonds », de « suppression de cryptos sans avertissement », et de « communication inexistante ». Un utilisateur allemand, kryptoknabe, a écrit : « CoinFalcon est la meilleure plateforme si vous voulez vous faire délester de votre argent. »
Un autre, Daniel Jan Neetzel, a déclaré sur Affgadgets qu’il n’a pas pu retirer ses fonds pendant 11 jours après une demande de retrait. Il a dû contacter le service client 7 fois avant d’obtenir une réponse. Et quand il l’a eu, on lui a dit que son compte était « en vérification supplémentaire » - sans explication.
Il y a aussi des cas de suppression de cryptos sans préavis. Joe Carew, un utilisateur, a perdu l’accès à son token XLM parce que CoinFalcon l’a retiré du marché sans l’informer. Pas d’email. Pas de message. Juste… disparu.
Il y a des avis positifs, bien sûr. Certains disent que le support est « rapide » ou que l’interface est « simple ». Mais ces retours viennent souvent de petits montants ou de personnes qui n’ont pas encore eu de problème. Ceux qui ont perdu de l’argent ? Ils ne sont pas silencieux. Ils dénoncent.
CoinFalcon n’est pas un échange pour tout le monde. Il est conçu pour une personne précise :
Si vous êtes dans ce cas, CoinFalcon peut vous servir comme une première étape. Pas comme une solution à long terme.
En revanche, si vous :
Alors, passez votre chemin. Il y a mieux.
Si vous êtes européen et que vous voulez une alternative plus fiable :
Si vous voulez éviter les spreads élevés, choisissez une plateforme qui affiche les prix réels de marché - pas un prix truqué par un spread artificiel.
CoinFalcon a un avantage : elle rend l’achat de crypto facile. Pour quelqu’un qui ne sait pas où commencer, c’est précieux.
Mais elle a un défaut fatal : elle ne respecte pas la confiance. Les retours des utilisateurs, les retards de retrait, les suppressions de cryptos sans explication, et les spreads abusifs montrent une entreprise qui privilégie la simplicité au détriment de la transparence.
En 2026, avec la mise en œuvre du cadre MiCA en Europe, les bourses doivent être plus transparentes, plus responsables. CoinFalcon n’a pas encore montré qu’elle peut le faire. Son avenir dépendra de sa capacité à répondre aux critiques - ou à les ignorer.
Si vous êtes un débutant, utilisez-la pour un premier achat. Mais ne mettez pas tout votre argent ici. Et surtout, ne comptez pas sur elle pour protéger vos investissements à long terme.
Oui, mais avec des réserves. CoinFalcon est simple à utiliser et offre un bon accès aux euros via SEPA, ce qui la rend idéale pour un premier achat de crypto. Cependant, elle manque de transparence : pas d’audit de sécurité public, des spreads élevés, et des retours utilisateurs très négatifs. Elle convient à un usage occasionnel, pas à un investissement sérieux.
Les frais de transaction sont de 0,20 %, ce qui est compétitif. Mais le vrai coût est le spread : la différence entre le prix d’achat et de vente. Sur CoinFalcon, ce spread peut atteindre 2,5 %, ce qui signifie que vous perdez jusqu’à 25 € sur 1 000 € d’investissement avant même que le prix du Bitcoin ne bouge. Ce n’est pas un frais affiché, c’est un coût caché.
Non. CoinFalcon ne propose que 30 cryptos environ, principalement les plus connues : Bitcoin, Ethereum, Litecoin, XRP, Dogecoin. Les altcoins populaires comme Solana, Cardano, Polygon ou Avalanche ne sont pas disponibles. Si vous voulez acheter ces cryptos, vous devrez passer par un autre échange.
Non. Depuis 2019, CoinFalcon bloque l’accès à la plupart des États américains. Seuls quelques États sont encore accessibles, mais l’entreprise ne garantit pas la continuité du service. Si vous êtes aux États-Unis, il vaut mieux choisir une bourse régulée comme Coinbase ou Kraken.
Si CoinFalcon retire une crypto de sa plateforme, vous ne pouvez plus la vendre ou l’échanger. Vous conservez la crypto sur votre compte, mais vous ne pouvez plus la transférer vers un autre échange ou un portefeuille externe. Il n’y a pas d’alerte préalable. Cela s’est déjà produit avec des tokens comme XLM. Votre seul recours est de contacter le support, mais les réponses sont souvent lentes ou inexistantes.
François Anibal Regis
mars 11, 2026 AT 05:42CoinFalcon, c’est le genre de plateforme qui te fait gagner du temps au début, mais qui te prend ton argent silencieusement. J’ai acheté 500 € de BTC il y a un an, et quand je voulais vendre, j’ai perdu 18 € juste sur le spread. J’ai cru que c’était une erreur, mais non : c’est normal. Ils te font croire que c’est simple, mais ils profitent de ton innocence. Pas malin.
Chrissy Louise
mars 12, 2026 AT 09:24Ok mais franchement, qui s’en fait encore pour les spreads ? C’est pas comme si on investissait 50k. Si tu veux jouer à la bourse, va sur Kraken. Sinon, laisse les débutants tranquilles avec leur interface propre.
Philippine Meites
mars 14, 2026 AT 00:39J’ai testé CoinFalcon il y a deux mois… et j’ai eu un vrai choc. J’ai reçu un email disant que mon XLM avait été « retiré du marché »… sans aucune explication. J’ai appelé, j’ai écrit, j’ai relancé… trois semaines plus tard, on m’a répondu : « désolé, c’est une décision commerciale ». Je suis resté sans voix. Je n’ai jamais vu une entreprise être aussi désinvolte. Je n’utilise plus rien qui n’audit pas ses systèmes.