Avantages de la blockchain pour la philanthropie

Avantages de la blockchain pour la philanthropie

févr., 11 2026

La philanthropie a toujours reposé sur la confiance. Mais comment savoir si votre don réellement aide les gens ? La blockchain change tout cela. Elle ne promet pas de résoudre tous les problèmes du monde, mais elle rend les dons transparent, rapides et moins chers. Et ce n’est pas une théorie : en 2025, plus de 2,5 milliards de dollars en cryptomonnaies ont été donnés à des œuvres caritatives, contre 1 milliard en 2024. Ce n’est pas un détail. C’est un changement de système.

Preuve irréfutable de l’impact

Avant la blockchain, un don à une ONG pouvait passer par trois intermédiaires : une banque, un processeur de paiement, puis un transfert international. Chaque étape ajoutait du temps, des frais et une zone d’ombre. Où est passé l’argent ? Personne ne le savait vraiment. Avec la blockchain, chaque transaction est enregistrée sur un registre public, immuable, accessible à tous. Un don de 500 dollars en Ethereum ? Vous pouvez le suivre, en temps réel, depuis votre téléphone. De votre portefeuille, à celui de l’ONG, jusqu’à l’achat de couvertures pour des réfugiés en Ukraine. En 2022, plus de 100 millions de dollars en cryptomonnaies ont atteint les organisations humanitaires en quelques heures. Avec les virements traditionnels, cela aurait pris des jours, voire des semaines. Ce n’est pas une question de vitesse. C’est une question de preuve. Et la preuve, c’est ce que les donateurs veulent voir.

Des frais réduits de 90 %

Pensez à combien vous payez pour envoyer de l’argent à l’étranger. Les services traditionnels comme Western Union ou les banques facturent en moyenne 6,35 % des montants transférés. Pour un don de 10 000 dollars, cela représente 635 dollars de frais. Sur la blockchain, le coût est souvent inférieur à 1 %. Pour un don de 5 000 dollars, vous payez environ 5 dollars. Les ONG gardent 99 % de ce que les donateurs envoient, au lieu de 93 %. Cela ne semble pas énorme, mais multipliez cela par des milliers de dons. En 2024, une ONG comme l’Identity Theft Resource Center a reçu 1,4 million de dollars en Bitcoin. Sans blockchain, elle aurait perdu près de 90 000 dollars en frais. Avec la blockchain, elle a pu utiliser chaque dollar pour son action. C’est la différence entre un don et un investissement.

Les contrats intelligents : quand la charité s’automatise

La blockchain ne se limite pas à enregistrer des transactions. Avec les contrats intelligents (smart contracts), vous pouvez programmer des règles. Par exemple : « Si un tremblement de terre est détecté en Turquie par les capteurs sismiques, alors verser 500 000 dollars à l’UNICEF. » Ce n’est pas de la science-fiction. La première donation pilotée par l’IA a eu lieu en 2024. Un système a analysé les données en temps réel, reconnu une urgence, et déclenché automatiquement un transfert de cryptomonnaie. Plus besoin d’attendre un comité de décision, un formulaire, une approbation. L’aide arrive avant même que les médias n’en parlent. Les ONG qui utilisent ces systèmes disent qu’elles réagissent 70 % plus vite aux crises. Et les donateurs savent que leur argent n’est pas bloqué dans des procédures bureaucratiques.

Dans un hôpital dévasté, des couvertures fantômes se forment à partir de tokens cryptos qui disparaissent avant d’atteindre un enfant squelettique.

Un avantage fiscal unique

Donner des cryptomonnaies, c’est aussi un bon coup pour votre déclaration d’impôts. Aux États-Unis, la IRS considère les cryptos comme des biens. Si vous avez acheté du Bitcoin à 5 000 dollars et qu’il vaut maintenant 25 000 dollars, vendre revient à payer des impôts sur 20 000 dollars de gains. Mais si vous le donnez à une ONG ? Pas de taxes sur les gains. Et vous pouvez déduire la valeur complète de 25 000 dollars. C’est un double avantage : vous évitez les impôts et vous obtenez une déduction plus grande. En 2024, 37 % des donateurs de cryptomonnaies ont déclaré avoir été motivés par cet avantage fiscal. Les ONG savent ça. C’est pourquoi elles ont commencé à promouvoir les dons en crypto comme une stratégie de financement intelligente, pas juste une mode.

Qui donne vraiment ? Et pourquoi ?

Les donateurs en cryptomonnaie ne sont pas tous des technophiles. Ils sont deux types principaux. D’abord, les « évangélistes » : des personnes qui ont investi tôt dans les cryptos, ont vu leur valeur exploser, et veulent redonner. Ils représentent 63 % des donateurs, selon The Giving Block. Ensuite, les jeunes professionnels : ceux qui gagnent leur argent dans la tech, ont des portefeuilles crypto, et veulent faire une différence sans passer par les canaux traditionnels. Ces groupes sont en croissance. Et ils veulent des organisations qui comprennent leur monde. Les universités, les églises, les fondations de bienfaisance qui acceptent les cryptomonnaies voient leur base de donateurs s’élargir. En 2025, 16 % de tous les dons en crypto sont allés à l’éducation. Ce n’est pas un hasard. C’est une génération qui ne veut plus de l’opacité.

Un jeune homme regarde son téléphone : dans le miroir, une horde de donateurs sans visage a les adresses blockchain gravées sur la peau.

Les défis réels - et comment les surmonter

La blockchain n’est pas parfaite. Le prix des cryptos peut bouger en une journée. Une ONG pourrait recevoir 10 000 dollars en Bitcoin, et le lendemain, ce n’est plus que 8 000. C’est pourquoi 87 % des plateformes comme The Giving Block ou Infinite Giving convertissent automatiquement les dons en dollars immédiatement. Pas de risque. Pas de stress pour l’ONG. Un autre problème : la complexité. Une ONG sans équipe technique peut mettre 8 à 12 semaines à intégrer les dons en crypto. Mais les plateformes modernes n’exigent qu’un simple code à ajouter sur un site web. Il n’y a pas besoin de comprendre la technologie. Il faut juste savoir où cliquer. En 2025, plus de 2 000 ONG aux États-Unis utilisent The Giving Block, avec un taux de satisfaction de 4,7 sur 5. Leur support est disponible 24/7. Les guides sont détaillés. La formation existe. Ce n’est plus une barrière technique - c’est une question de volonté.

Le futur est déjà là

En 2020, moins de 1 % des dons mondiaux passaient par la blockchain. En 2025, c’est 1,2 %. Ce chiffre semble faible, mais il a doublé chaque année depuis 2022. Et les signaux sont clairs : les fonds de dotation (DAFs) ont vu leurs dons en crypto augmenter de 300 % en 2024. Les organisations religieuses sont de plus en plus nombreuses à accepter les cryptos. Les systèmes d’IA s’associent aux contrats intelligents pour anticiper les besoins. La technologie mature. Les régulations s’adaptent. Et les donateurs du futur - ceux qui ont grandi avec les NFT, les wallets et les exchanges - ne veulent plus donner comme leurs parents. Ils veulent voir. Ils veulent savoir. Ils veulent que chaque dollar compte. La blockchain ne fait pas de miracles. Mais elle fait ce que les systèmes traditionnels n’ont jamais réussi : elle rend la charité vérifiable. Et c’est une révolution silencieuse, mais profonde.

Comment une organisation peut-elle commencer à accepter les dons en cryptomonnaie ?

La plupart des organisations n’ont pas besoin de gérer de portefeuilles crypto elles-mêmes. Elles utilisent des plateformes comme The Giving Block ou Infinite Giving, qui se connectent directement à leur site web via un simple code. Le processus prend entre 2 et 12 semaines selon l’expertise technique interne. La plateforme gère la conversion automatique en dollars, la facturation fiscale, et la documentation pour les donateurs. Aucune connaissance technique avancée n’est requise.

Les dons en cryptomonnaie sont-ils sûrs pour les ONG ?

Oui, si elles utilisent des plateformes certifiées. Les transactions sur la blockchain sont immuables et vérifiables. Le risque principal vient de la volatilité des prix, mais 87 % des plateformes convertissent les cryptos en dollars immédiatement, éliminant ce risque. Les plateformes comme The Giving Block ont un taux de résolution de problèmes de 98 % en moins de deux heures. Des cas comme l’Identity Theft Resource Center, qui a reçu 3,4 millions de dollars en Bitcoin en 2024, prouvent que les organisations peuvent accepter ces dons en toute sécurité.

Pourquoi les donateurs préfèrent-ils donner en cryptomonnaie plutôt qu’en argent traditionnel ?

Trois raisons principales : transparence, efficacité et avantages fiscaux. Les donateurs peuvent suivre chaque dollar jusqu’à son impact réel. Ils paient moins de frais, ce qui signifie plus d’argent pour la cause. Et ils évitent les impôts sur les gains en capital en donnant des cryptos qui ont augmenté en valeur. Pour les personnes qui ont investi tôt dans les cryptos, c’est une façon intelligente de donner et de réduire leur charge fiscale en même temps.

La blockchain rend-elle la philanthropie plus équitable ?

Dans les zones où les banques sont absentes ou coûteuses, la blockchain permet à des personnes sans compte bancaire de recevoir de l’aide directement via des portefeuilles numériques. En 2024, des ONG ont utilisé des stablecoins comme USDC pour envoyer des fonds à des communautés en Afrique de l’Ouest sans passer par des intermédiaires. Cela a réduit les délais de 10 jours à 15 minutes. Mais cela ne résout pas le problème de l’accès à l’internet ou à la technologie. La blockchain n’est pas une solution universelle - elle est un outil puissant, mais qui fonctionne mieux quand elle s’adapte aux réalités locales.

Quelles sont les ONG qui acceptent déjà les dons en cryptomonnaie ?

Plus de 2 000 organisations aux États-Unis acceptent les dons en crypto, selon The Giving Block. Parmi elles : des universités comme l’Université de Californie, des hôpitaux comme le Mayo Clinic, des fondations comme la Croix-Rouge américaine, et des églises de grande taille. Les écoles, les organisations humanitaires et les groupes de défense des droits reçoivent la majorité des dons. Ce n’est plus une niche : c’est une pratique standard pour les organisations qui veulent toucher la prochaine génération de donateurs.

6 Commentaires

  • Image placeholder

    Juliette Krewer

    février 11, 2026 AT 20:51

    Je suis désolée, mais cette histoire de blockchain pour la philanthropie, c’est du pipeau. Qui contrôle les nœuds ? Qui vérifie que les capteurs sismiques ne sont pas manipulés ? Qui dit que les ONG qui reçoivent les fonds ne les blanchissent pas ensuite via des wallets liés à des régimes autoritaires ? J’ai vu des transactions blockchain qui semblaient transparentes… mais qui finissaient dans des portefeuilles liés à des sociétés offshore. La transparence est un leurre quand tout est crypté sous des couches de technobabble. Ce n’est pas de la charité, c’est du lavage d’image pour des riches qui veulent payer moins d’impôts et se faire valoir sur Twitter.

    Et puis, vous croyez vraiment que les réfugiés en Ukraine ont un téléphone pour suivre leurs couvertures en temps réel ? Ou c’est juste un joli graphique pour les donateurs qui veulent sentir qu’ils sont des héros ?

  • Image placeholder

    Sylvie Verboom

    février 13, 2026 AT 01:48

    La blockchain n’est qu’un outil, pas une solution. Et vous oubliez que chaque transaction sur la blockchain consomme autant d’énergie qu’un ménage européen pendant plusieurs jours. Vous parlez de 2,5 milliards de dollars donnés ? Super. Mais combien de tonnes de CO2 ont été émises pour enregistrer ces transactions ? Et vous osez appeler ça une révolution éthique ?

    La vraie philanthropie, c’est de réduire les inégalités, pas de faire des dons avec des crypto-monnaies qui ne servent à rien d’autre qu’à gonfler les portefeuilles des early adopters. Vous êtes en train de transformer la charité en jeu de casino avec des chiffres qui brillent, mais qui ne changent rien à la misère réelle. Le problème, ce n’est pas la technologie. C’est la mentalité. Et vous, vous adorez les gadgets qui vous font croire que vous faites du bien.

  • Image placeholder

    Thibaut Weidmann

    février 13, 2026 AT 03:03

    Je trouve ça pathétique. On nous vend la blockchain comme la solution miracle, alors que la vraie question, c’est pourquoi on continue à faire confiance à des ONG qui ne sont pas transparentes depuis des décennies ?

    Si vous voulez de la transparence, commencez par exiger des rapports financiers auditées par des tiers indépendants, pas par des lignes de code que personne ne comprend. Et arrêtez de croire que les contrats intelligents vont remplacer la responsabilité humaine. Un algorithme ne sait pas ce qu’est la dignité. Il ne sait pas qu’un enfant malade a besoin de soins, pas d’un virement automatique.

    La technologie n’est pas la cause du problème. Elle en est juste le masque. Et les donateurs qui croient à cette fable sont des naïfs qui veulent éviter la culpabilité sans faire le travail.

  • Image placeholder

    Laurent Nauleau

    février 13, 2026 AT 15:19

    Je vais être honnête : je suis sceptique. Mais pas parce que je déteste la technologie. Je l’aime. Mais cette histoire de dons en crypto, c’est un piège marketing. Regardez les chiffres : 37 % des donateurs le font pour les avantages fiscaux. Donc en gros, c’est une façon de payer moins d’impôts en se disant qu’on fait du bien.

    Et puis, les ONG qui acceptent les crypto, c’est souvent celles qui ont déjà les moyens. Les petites associations locales ? Elles n’ont pas les ressources pour gérer ça. Donc la blockchain creuse encore plus les inégalités. C’est pas une révolution, c’est un club privé pour les riches qui veulent être à la mode.

    Et ce truc avec les capteurs sismiques qui déclenchent des dons ? C’est de la science-fiction ou de la manipulation ? Qui a programmé les seuils ? Qui décide ce qui est une « urgence » ? Vous n’avez pas peur que ça devienne un système de contrôle ? 😈

  • Image placeholder

    guillaume ouint

    février 14, 2026 AT 14:28

    Ok mais j’ai lu le truc et j’ai juste envie de dire : c’est trop cool 😎

    Je donne en crypto depuis 2 ans, j’ai suivi un virement qui est allé direct à des couvertures pour des enfants en Ukraine. J’ai vu le code, j’ai vu la transaction, j’ai vu la photo de l’ONG qui les distribuait. C’est la première fois que je me suis senti comme un donateur réel, pas juste un donateur qui écrit un chèque et oublie. Je suis pas un tech-nerd, je suis un gars normal. Mais ça, ça change tout. 💪

  • Image placeholder

    Clemence Racle

    février 16, 2026 AT 08:51

    Je suis vraiment touchée par ce que Guillaume a dit. Moi aussi, j’ai donné en crypto pour la première fois l’année dernière, et j’ai été étonnée de voir à quel point c’était simple. J’ai utilisé The Giving Block, j’ai cliqué, j’ai attendu 2 minutes, et c’était fait. Pas de papier, pas de banque, pas de délai.

    Je travaille dans l’éducation, et j’ai vu des écoles publiques en Afrique recevoir des fonds pour des livres grâce à des stablecoins. Les enfants ont eu leurs manuels en 48h. Avec un virement classique, ça aurait pris des mois. J’ai pleuré en voyant la photo. Ce n’est pas de la technologie pour la technologie. C’est de la compassion qui a trouvé un nouveau langage.

    Je sais que la blockchain n’est pas parfaite. Mais si elle permet à une petite ONG de sauver des vies sans se noyer dans la paperasse, alors je dis : pourquoi pas ? La charité, c’est pas la forme. C’est l’impact. Et là, l’impact est réel.

Écrire un commentaire